mercredi 1 octobre 2008

Radio 128 - Radio Jeune Urbain de RTL


Le groupe RTL, éditeur en France de RTL, RTL 2 et Fun Radio, déposera le 1er octobre prochain sa candidature au Conseil supérieur de l’audiovisuel pour une fréquence numérique nationale avec un projet de nouvelle radio. Baptisée Radio 128, cette station "générationnelle de contenus, jeune et urbaine", consacrée aux nouveaux talents et destinée notamment aux "minorités visibles" serait dotée, si elle est conventionnée par le CSA, d’une équipe de 20 à 25 salariés dédiés.

Placé sous l’autorité de Jérôme Fouqueray, directeur général de Fun Radio et RTL 2, ce projet bénéficie d’un budget équivalent à celui de Fun Radio -que le groupe se refuse chiffrer. Le projet Radio 128, qui explorerait notamment des styles comme la soul et le r'nb, couvrirait dans un premier temps les vingt premières villes de France, soit un tiers de la population française.

Dans un marché des radios musicales plutôt sinistré, les deux stations musicales du groupe RTL (Fun Radio et RTL2) restent bien orientées. Par ailleurs, le groupe est encore loin du plafond de concentration fixé par le CSA à 150 millions d’habitants lorsqu’on cumule les couvertures de chaque station. Avec Radio 128, RTL se doterait d’un levier de croissance ambitieux pour les prochaines années en France.

lundi 4 août 2008

Bloggers contre journalistes : guerre ou communion?

Internet change la donne dans l'information.
On répertorie maintenant plus de 2 millions de blogs actifs en france.

De nombreux bloggeurs se voient maintenant confrontés à une lutte pour le droit de parole et pour l'information avec les professionnels de l'édition quotidienne.
La PQN/R étant vivement touchée par une crise financière, la lutte face à internet se fait de plus en plus grande.

A l'étranger déjà certains blogs sont devenus sociétés d'édition et rapportent plus que la presse régionale d'information.
Voici une vidéo d'arrêt sur image qui tente de décrypter et apporte des informations intéressantes sur ce nouveau moyen de consommer l'information.

vendredi 18 juillet 2008

Orange Foot la première télé interractive

Orange Foot arrive le 9 aout.
En plus du grand match du samedi soir, elle propose des statistiques en temps réel et des informations exclusives sur le match.

Avec Denis Balbir aux commentaires toujours à 100% sur le Football.

Présentation ci-dessous :

vendredi 11 juillet 2008

PPDA au JT c'est fini

Patrick Poivre d'Arvor présentait jeudi soir son dernier journal télévisé après 21 ans passés au 20 Heures de TF1.



«Ce qui ne peut être évité, il faut l'embrasser». C'est sur une citation de Shakespeare que Patrick Poivre d'Arvor a tiré sa révérence jeudi soir en concluant son dernier journal télévisé, après 21 ans passés à lancer dès 20 Heures «Madame, Monsieur, bonsoir».

Le présentateur, évincé quelque peu brutalement de son poste, a choisi de faire un dernier journal sobre. Jusqu'à la fin, les sujets se sont donc enchaînés comme n'importe quel autre soir. Il a fallu attendre la fin du journal pour que Patrick Poivre d'Arvor lance quelques allusions.

La première est venue alors qu'il commentait la naissance de bébés girafons au zoo de Vincennes. Expliquant que les nouveau-nés girafes chutent de deux mètres lorsqu'ils sortent du ventre de leur mère, PPDA lance : «Parfois on peut chuter mais on rebondit très vite».

Le présentateur enchaîne sur un autre reportage. Puis arrive la fin du JT. La chaîne avait annoncé qu'elle consacrerait quelques minutes à une rétrospective en images de la carrière de son présentateur vedette.
«Merci pour ce lien que nous avons tissé»

Mais PPDA prend quelques instants pour conclure. Terminant un reportage sur le musée virtuel d'Herculanum en Italie, il explique que la tragédie de Pompeï avait inspiré Shakespeare. Habile transition pour citer, justement, le Barde : «Ce qui ne peut être évité, il faut l'embrasser. Alors, puisque je n'ai pu éviter ce qui m'arrive ce soir, je vous embrasse tous».

Et le journaliste le plus connu des Français d'enchaîner sur des remerciements «chaleureux» à la rédaction de TF1, mais surtout à ses téléspectateurs : «Merci pour votre affection, votre confiance, pour ce lien que nous avons tissé… Et je suis sur qu'on va se revoir très vite», conclut-il.

Avant de terminer sur une pique : «Je vous laisse entre de bonnes mains pour l'été, puisque ce sont celles… d'Harry Roselmack». Et pas de Laurence Ferrari, qui le remplacera officiellement à la rentrée.

source : le figaro.fr

jeudi 3 juillet 2008

Carolis défend la télé publique

Face à la réforme politique de l'audiovisuel, Patrick de Carolis, défend son point de vue et le point de vue des professionnels de la télévision.

Interrogée sur l'avenir de Patrick de Carolis à la tête du groupe public, Christine Albanel a répondu qu'il avait «un mandat jusqu'en 2010». «Après, tout dépend de lui.» Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a estimé mercredi sur RMC : «Il faudra probablement renommer les dirigeants de France Télévisions quand on va changer le statut de France Télévisions pour faire une entreprise unique, probablement avant la fin de l'année. Mais ça ne veut pas dire que l'équipe en place ne sera pas reconduite.»

mercredi 2 juillet 2008

Nicolas Sarkozy sur France 3, une affaire d'état

La direction générale de France 3 a décidé de lancer une enquête interne, après la diffusion -qu'elle a condamnée- sur le net d'images tournées avant le début de l'édition spéciale du 19/20 recevant Nicolas Sarkozy le lundi 30 juin. Une vidéo mise en ligne sur dailymotion.com dès hier matin et reprise par différents sites montre le chef de l'Etat s'étonnant, hors antenne, de ce qu'un technicien de France 3 semble ne pas lui rendre son salut avant son interview par des journalistes de la chaîne. "Enfin, quand on est invité, on a le droit que les gens vous disent bonjour quand même... Ou alors on n'est pas dans le service public, on est chez les manifestants... Incroyable... Et grave!", déclare le président sur ces images filmées par les caméras de la chaîne quelques mn avant que l'interview ne commence. Cette vidéo avait été visionnée plus de 300 000 fois sur internet hier en milieu de journée. L'édition spéciale du 19/20 consacrée à la présidence française de l'Union européenne a quant à elle attiré 3,84 millions de téléspectateurs, soit une part d'audience de 24,6%.





source : CB news

jeudi 24 avril 2008

Libération gratuit a été une opération marketing réussie

En effet le fameux quotidien s'est écoulé à 400 000 exemplaires vendredi 11 avril, le jour du "test".
L'opération " Libération gratuit d'un jour ", satisfait les dirigeants du journal. Les objectifs de cette opération étaient de "reconquérir d’anciens lecteurs et de faire découvrir la nouvelle formule à tous ceux qui ne seraient pas familiers du titre".

Selon Denis Pierrard, directeur général, les kiosquiers en ont distribué, quelque 400 000 exemplaires, dont 300 000 ex. à Paris et en Ile-de-France. Soit dix fois plus que les ventes NMPP habituelles de Libération sur cette zone. Rappelons que le journal avait été tiré à 500 000 exemplaires. Denis Pierrard dit réfléchir à d'autres opérations de promotion et de fidélisations.


Une opération marketing plus qu'un test.

A première vue cette journée gratuite est un beau test pour faire découvrir aux anciens lecteurs du journal et aux cibles potentielles un journal au contenu de valeur. Lorsqu'on regarde de plus près, l'opération avait des objectifs bien précis de reconnaissance, de diffusion et de visibilité.
En effet, une campagne de publicité radio (agence Deepblue) a démarré mercredi 9 avec le slogan ci dessous. Elle est diffusée sur Europe 1 et RFM, Chérie FM, RTL2, Nostalgie, NRJ, Fun Radio et des radios dites indépendantes.
Une campagne radio bien relayée avec des coupons à télécharger, à découper dans le journal et un Buzz. En effet, le slogan, cinglant, a suscité les critiques de certains dirigeants de quotidiens gratuits relayés naturellement par les sites internet et les blogueurs.

“Le 11 avril, Libération est gratuit. Lisez-le, vous comprendrez pourquoi il est payant”.

La question de la rentabilité de cette opération marketing est intéressante.
En effet, le journal a été tiré à 500 000 exemplaires soit au moins 2 x plus que son tirage habituelle. Les coûts des espaces publicitaires ont donc été surévalués et ont rapporté au journal une somme conséquente. Par ailleurs, cette opération permet au journal d'obtenir un grand nombre d'informations pour son développement à venir et sur les ventes additionnelles qu'il a généré toute la semaine suivante.
Une donc très belle opération pour le journal qui nous apprend que faire du gratuit peut rapporter gros.

jeudi 17 avril 2008

NextRadioTV veut lancer sa propre agence de presse sportive

Alain Weill, Propriétaire du groupe de NextRadioTV, continue sa révolution du secteurs des médias français. Après sa récente acquisition du quotidien La Tribune et la candidature de BFM TV et de RMC Sport aux nouvelles fréquences de télévision mobile, le fameux dividende numérique), le groupe NextRadioTV envisage désormais de créer une agence de presse spécialisée dans l’information sportive.

C’est lors d’une intervention devant le CSA que François Pesanti, Directeur Adjoint de NextRadioTV, a confirmé cette annonce, précisant que “cette agence sera d’abord structurée pour fournir des contenus sportifs aux medias du groupe NextRadioTV, RMC Sport, BFMTV, les radios, les sites internet, et les titres de presse”. Elle pourra aussi, a-t-il ajouté, “vendre des contenus à des médias externes”.

La création de cette agence de presse, qui apporte encore plus de poids à la candidature de RMC Sport aux fréquences de TMP, serait une grande première en France puisqu’elle pourrait fournir des contenus sportifs pour tous les types de support.

De quoi offrir encore plus d’infos aux amoureux du sport et d’accroître encore un peu plus la place du groupe NextRadioTV dans le monde des médias français.

What Next?

Source: L’Expansion.fr, CBNewsletter

vendredi 11 avril 2008

M6 veut sa grand-messe, France 2 se modernise, TF1 perds les pieds

Les patrons de chaîne ne savaient pas quoi offrir au journal télévisé pour son 50e anniversaire en 2009. Les membres de la grande famille du PAF ont tous eu, sans se concerter, la même idée de cadeau : un lifting ! Et M6, la petite cousine du secteur privé toujours un peu près de ses sous, a sérieusement décidé de casser sa tirelire et de se mettre sur les rangs en créant son 20 heures. Ainsi, à l'occasion de déjeuners avec de rares journalistes, Nicolas de Tavernost lâche sciemment l'info. Façon Sarkozy avec la suppression de la publicité : en prenant tout le monde de court. Jusqu'ici, il n'avait jamais été question d'un JT de 20 heures sur M6. Au contraire, la chaîne a longtemps communiqué sur sa politique de contre-programmation. Celle-ci l'a conduite, dans le domaine de l'information, à proposer un remarquable Six minutes - qui en dure souvent près de onze. Seulement voilà, après avoir positionné son access, avec 66 minutes le week-end et dans une moindre mesure 100 % mag, la chaîne veut montrer qu'elle a tout d'une grande. Et s'offrir sa « grand-messe ».

Le JT de France 2 séduit
Cette annonce a aussi un objectif : titiller la concurrence. Celle-là même qui « phosphore » sur les évolutions à apporter à son propre 20 heures. À France 3, on reste serein en procédant à une douce retouche, via le décor, d'un 19-20 bien rodé. À France 2, l'alternance entre David Pujadas et Laurent Delahousse séduit de plus en plus. Il y a indéniablement un frémissement positif de l'audience sur le service public. Certes, pas de quoi ravir la pole position à TF1, qui caracole toujours à plus de 7 millions de téléspectateurs avec ses deux pilotes expérimentés, Claire Chazal et Patrick Poivre d'Arvor. Il n'empêche, la Une mène une réflexion poussée pour savoir comment faire évoluer son JT, tant au niveau du contenu que de son format.

Patrick Poivre d'Arvor, le leader des JT de 20 heures. Le Dan Rather français caracole en tête avec plus de 7 millions de téléspectateurs.

Rendez-vous en janvier 2009 ?
Et, pendant que cela cogite, autour de M6 on s'agite. Car, à l'hypothèse de l'arrivée d'un 20 heures, succède forcément une question palpitante : qui pour le présenter ? Comme dirait Christophe Hondelatte - qui soit-dit en passant va proposer à France 2 une sorte de Grand journal pour la rentrée prochaine -, faites entrer les accusés ! À M6, pas besoin d'être un fin limier pour faire apparaître deux noms : Mélissa Theuriau et Marc-Olivier Fogiel. La première a déjà pratiqué le JT à haute dose. C'était sur la chaîne d'info de TF1, LCI. Un temps pressentie par la maison mère pour être la remplaçante en titre de Claire Chazal, elle avait décliné l'offre, préférant s'abriter de la pression inhérente à un tel exercice en partant présenter des magazines sur M6. Le second vient de boucler sa huitième année de talk-show. Il ne cache pas son plaisir, lors de ses interviews face-à-face chaque matin sur RTL, de se rapprocher toujours plus de l'info pure et dure. Passer au JT pourrait être un prolongement logique.

On peut s'attendre à être surpris
Tandis que les supputations vont bon train, le calendrier de cette douce révolution se dessine peu à peu. Si l'on peut s'attendre à ce que TF1 fasse évoluer le navire amiral de son information dès septembre prochain, ce ne sera vraisemblablement pas le cas de M6. D'abord parce que la chaîne de Prison Break n'a pas un nombre de journalistes « détenus » dans ses locaux assez important pour « pondre » un 20 heures de qualité au moins égal à celle de la concurrence. Ensuite parce que ce n'est pas trop le genre de la maison M6 que de refaire ce que font déjà les autres. Il y a donc fort à parier que cette chaîne tentera d'innover par rapport aux JT que l'on connaît déjà sur TF1 et France 2. On tend alors plus vers l'idée d'une vraie session d'informations alternant reportages, interviews à chaud des acteurs de l'info et une pincée de divertissement... Une sorte de JT à l'américaine qui aurait peut-être le mérite de mieux retenir les fameuses ménagères de moins de 50 ans devenues infidèles avec la TNT. Le « service après-vente » des téléspectateurs du vrai journal de Canal+ n'aurait qu'à bien se tenir.

jeudi 27 mars 2008

Direct 8 se diversifie dans le sport

Après s’être intéressé au football et au tennis, Direct 8, la chaîne de la TNT dirigée par Vincent Bolloré, continu son investissement dans le sport.

La chaîne, créée en mars 2005, vient en effet d’acquérir les droits de diffusions de la Finale de la Coupe d’Angleterre de rugby, la EDF Energy Cup, qui opposera le 14 avril prochain à 15h30 Leicester, les tenants du titre, et Osprey.

A travers cette diversification, Direct 8 s’installe progressivement comme un acteur important de la diffusion d’événements sportifs. Après le football, plus de 50 matchs internationaux de foot diffusés par an en direct, dont les matchs amicaux du Brésil, certains matchs de Ligue 1 en différé, et le tennis la retransmission de 5 tournois ATP et WTA, place au rugby.

Une chose est sure, la politique sportive de la chaîne semble porter ses fruits. Direct 8 a atteint en 1,5% de part d’audience cumulée en février 2008, et une moyenne de 15 891 000 téléspectateurs par semaines. C’est déjà mieux que BFM, I>Télé ou encore Virgin 17.
Et on peut imaginer que cette audience augmente encore si la chaîne augmente encore sa programmation sportive.

Réponse dans quelques mois.

source : lemarketingsportif.com

vendredi 21 mars 2008

Elle est pas chère ma bannière

Internet a été le média offrant les plus forts taux de remise l'an dernier, devançant tout juste la radio. C'est le constat qui s'impose en comparant les investissements bruts 2007 mesurés par TNS Media Intelligence aux dépenses nettes déclarées par les annonceurs dans le cadre de l'étude Irep-France Pub sur la même période. Si l'écart global approche les 48% sur le marché plurimédia, il monte à 73% pour les espaces publicitaires sur la toile, TNS MI affichant 2,768 Md€ d'investissements bruts et France Pub 0,740 M€ de dépenses nettes. Le média radio, pour sa part, pratique des remises commerciales globales de l'ordre de 71%, avec environ 3,310 Md€ de recettes brutes pour 0,951 Md€ d'investissements nets des annonceurs. Quant à la communication extérieure, les remises accordées à ses clients sont de 45% en moyenne. En revanche, la télévision le cinéma et la presse se montrent un peu moins ouverts aux négociations que les supports concurrents, avec des taux évalués respectivement à 36, 37 et 39%. Rappelons qu'en 2007 la presse est restée le premier média, avec 7,254 Md€ d'investissements en brut pour 4,396 Md€ en net. Elle a devancé la télévision, dont les espaces publicitaires ont généré des dépenses de 6,742 Md€ en brut pour 4,306 Md€ en net. Quant au cinéma, il a de nouveau clôturé la marché, avec 0,218 Md€ d'investissements bruts pour 0,138 Md€ de recettes nettes.

Source : CB News

vendredi 14 mars 2008

NRJ bientôt en journal

NRJ a lancé en Auvergne une quinzomadaire papier affichant les programmes télé des chaînes de télévision.

Cette opération test est un succès et en quelques semaines le journal est quasiment à l'équilibre financier.

La presse gratuite va donc peut être encore s'agrandir en s'attaquant aux journaux de programmes TV. Le secteur, déjà bien erroné par les programmes disponibles sur Internet pourra ainsi être sujet à une réorganisation de moyens.

Source : Satellifax

mardi 11 mars 2008

Le Grand Journal de Louis Vuitton

Un petit article à part sur la campagne de communication de Louis Vuitton, particulièrement réussie et une campagne média aussi à part.
En même temps, de quoi fallait il s'attendre pour une marque d'exception?

Tout d'abord, leur site : fluide, facile à naviguer, complet, beau intéressant avec un e-shop :
www.louisvuitton.com
Un spot publicitaire hors norme : pas d'effet d'annonce, pas de porno-chic, pas de tendance à outrance mais une ambiance hors du commun pendant 90 secondes.
Une plan média qui n'est défini pour l'instant que lors d'émissions très ciblées. Selon mes informations le spot serait diffusé par 3 fois pendant le Grand Journal de CANAL+ hors des périodes de spots publicitaires.
Je vous laisse découvrir le spot ci-dessous.

mercredi 5 mars 2008

M6 : la petite chaîne qui monte est devenue grande

Le contraste devient de plus en plus criant.Lundi, l'institut de mesure d'audience Médiamétrie dévoilait son baromètre mensuel et, le même jour, le groupe M6 publiait ses résultats 2007. D'un côté, Médiamétrie indiquait que l'audience de la chaîne M6 s'était encore érodée en février 2008, pour atteindre 10,7 % de part de marché. De l'autre, le groupe audiovisuel présidé par Nicolas de Tavernost publiait un résultat net en progression de 11,1 %, à 168,6 millions d'euros. Le chiffre d'affaires du groupe a atteint 1,356 milliard d'euros (+ 5,7 %), dont 675,9 millions d'euros pour les recettes publicitaires de la chaîne M6.

Jamais la part de marché publicitaire (24,1 %) n'a été aussi élevée. Pourtant, l'action M6 a perdu 40,5 % en un an. Car le marché de la télévision vit en ce moment une profonde mutation. La montée en puissance des nouvelles chaînes de la TNT, qui ensemble totalisent une part d'audience de 10,1 %, menace directement l'audience des grandes chaînes historiques. En journée, certaines généralistes de la TNT donc TMC ou W9 font jeu égal avec des M6 ou France 3. « Dans l'univers de la TNT, M6 est la seule chaîne qui résiste bien», explique pourtant Nicolas de Tavernost.

La filiale du groupe allemand RTL Group a négocié très tôt ce tournant majeur. La chaîne phare du groupe M6 s'est solidement installée dans les soirées et avant-soirées (carrefours d'audience et de publicité). «Nous avons gagné la bataille du prime time et nous sommes en train de gagner celle de l'access prime time. Le prochain chantier auquel nous allons nous atteler est celui de l'heure du déjeuner», explique Nicolas de Tavernost.

Dans le même temps, la petite sœur W9 récolte les fruits du succès de la TNT. La chaîne lancée en mars 2005 a atteint 1,3 % de part d'audience. En 2007, son chiffre d'affaires publicitaires a été multiplié par quatre pour atteindre 25,8 millions d'euros. Il devrait encore doubler en 2008.

Acquisition dans le Web
«Nous avons de grandes ambitions pour W9. Nous allons continuer d'investir dans les programmes et la chaîne devrait être rentable dans trois ans», estime le président du directoire de M6. Pour la première fois, l'ensemble des chaînes numériques (W9, Paris Première, Téva…) est devenu rentable, avec un résultat opérationnel de 0,3 million pour un chiffre d'affaires qui a atteint la barre des 100 millions d'euros.

L'autre secteur dans lequel le groupe M6 a de fortes ambitions est Internet. Le groupe a commencé par le commerce électronique avec l'achat en 2005 de Mistergooddeal. Il poursuit aujourd'hui dans les sites de contenus. Dans quelques semaines, M6 devrait annoncer une nouvelle acquisition dans le Web.

Source : Le Figaro

mardi 4 mars 2008

CANAL+ libère les droits du foot

Les droits de la ligue 1 appartenant maintenant à Canal+ et Orange, les voix du secteur public s'étaient élevées pour demander une diffusion en clair des images du football.
Certains élus étaient même montés au créneau en dénonçant une diffusion uniquement privée des matchs de ligue 1 et ligue 2 alors que ces mêmes clubs sont financés par les impôts locaux.

La voix de Bertrand Méheut a alors cru résoudre le dilemme lorsqu'il annonça vendredi la diffusion en clair, le dimanche, des extraits de certains matchs et notamment des buts.
Véritable étonnement de la part de plusieurs connaisseurs de la chaîne cryptée, peu encline à libérer des contenus pour lesquels elle a payé si cher. La chaîne souhaiterait-elle créer un nouvelle case de grande audience le dimanche? Son magazine hebdomadaire "Le Grand Journal" bat régulièrement ses records d'audience. La chaîne voudrait-elle profiter de cet élan pour ouvrir de plus en plus de cases et bénéficier ainsi d'une publicité plus chère?
L'équilibre devra alors se trouver entre des recettes supplémentaires en publicité et des recettes potentiellement plus timides en vente d'abonnements.
L'année 2007 avait reçu la qualification d'exceptionnelle et supérieure aux prévisions par Bertrand Méheut quelques jours au paravent.

Les réponses à cette annonce ne se sont pas fait attendre : Frédéric Thiriez (président de la LFP) disait "bravo" à Canal+, Jean-Bernard Levy (président du directoire de Vivendi) annonçait "un succès magistral pour CANAL+". Le Directeur des sports de France Télévision, Daniel Bilalian, quant à lui ne décolérait pas, parlant de "concurrence déloyale".

La troisième mi-temps des droits du football vient ainsi de connaitre son premier rebondissement et peut-être pas le dernier.

Source : Satellifax